Comment parvenir à interpeller un consommateur lorsqu’il est sollicité tout au long de la journée ? Cette problématique pose également la question du temps de captation du message d’un consommateur. Lorsque l’on sait qu’une personne est exposée en moyenne 500 à 2 000 fois à des messages publicitaires quotidiennement, le but du jeu est de faire partie de cette infime partie qui restera dans la tête du consommateur. Et guidera ainsi son choix une fois qu’il sera confronté à la multitude de marques ornant les rayons de nos grands magasins et du web !

 

A quel format publicitaire notre cerveau répond-t-il le mieux ?


Une étude a récemment été publiée par le groupe Média Figaro proposant une approche plus scientifique et même neuro-scientifique ! Attention, bien que ce mot fasse peur, les conclusions sont très intéressantes. Elle montre très clairement l’impact des différentes « techniques » de communication et les zones du cerveau que ces dernières activent. Ainsi, il a été démontré que le cerveau réagissait au contenu en activant la zone recueillant les émotions, et aux publicités en activant la zone du cerveau recensant la mémorisation.

 

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Contenu et relationnel : quels objectifs ?


Ce qui est particulièrement intéressant ici est de se rendre compte que le contenu et la publicité sont bien complémentaires. Autrement dit, si le contenu est détaché de forme il ne rentre pas dans la tête du consommateur et à l’inverse une forme sans fond n’active aucune émotion. Ainsi, l’émotion dégagée par le « contenu de marque/brand content/ content marketing » résonnait dans la tête du consommateur comme une forme de relation engagée avec la marque. La marque partage des contenus sur ses plateformes comme le ferait une personne. Le storytelling déployé autour d’une marque est précisément cette capacité à créer une histoire, une personnalité. En jouant sur l’authenticité de valeurs propres à une marque, l’internaute peut facilement s’identifier et se retrouver en accord avec ce qu’il achète. Or, cette partie du storytelling est particulièrement présente sur les réseaux sociaux puisqu’il est, en effet, plus facile pour une marque d’être (réellement) incarnée par un Community Manager. la proximité inhérente à une conversation directe avec la marque permet à cette dernière de réellement parler, poster, commenter, finalement interagir avec l’internaute. Chercher à humaniser les marques de la même façon qu’un proche, et devenir une « love brand » : voici l’objectif final !

 

Les bots conversationnels : une nouvelle façon de concevoir le relationnel ?


Une proximité relative me dis-je, et pourtant ! Les bots ne sont-ils pas l’expression pure et simple de cette proximité désirée par les consommateurs. Prenons l’exemple de Meetic qui décide de trouver une alternative conversationnelle au classique formulaire. A présent, les utilisateurs peuvent discuter avec Lara le 1er « dating bot » qui accompagne l’internaute dans ses prises de décision. Une façon de commencer une prise en charge de l’internaute dés le début de son parcours, mais également de créer un lien, une proximité.

 

De la même façon, National Geographic Kids propose un bot incarnant un T-Rex. L’internaute peut discuter directement avec lui et lui poser toutes les questions qu’il désire : taille, habitudes alimentaires, poids, période de vie … Qui n’a jamais rêvé de converser directement avec les personnages emblématiques de l’histoire ? Rendre la culture plus accessible, interactive et engageante, voilà une autre façon de créer de l’émotion !

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A une époque, on évoquait la télévision comme le média s’invitant dans le salon des français. Aujourd’hui, les bots conversationnel vont plus loin et s’invitent dans le coeur de la conversation des internautes ! Un moyen oh combien efficace pour entrer dans la catégorie « émotions ». En effet, en créant une conversation directement sur les plateformes de messageries instantanées des internautes les marques se frayent un chemin dans le quotidien du consommateur. L’humanisation des marques place l’internaute dans une forme de relation privilégiée et c’est cette impression qui crée l’émotion tant désirée.